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Petition
Ethiopia
To make Poverty History
Make Human Rights Violation History First
“Everyone has the right to take part in the government
of his country, directly or through freely chosen representatives”.
(Article 21of Universal Declaration on Human Rights)
It was to exercise the above fundamental democratic right
that 90% of registered voters went to the polls in the May
2005 elections in Ethiopia. By doing so, the Ethiopian people
have demonstrated their faith in democracy.
As was witnessed by international observers, including the
EU Election Observer Mission and the Carter Center, the process
went well up to voting day. The problems, which led to the
unrest in the following weeks and months, surfaced when the
government, alarmed by its very poor performance at the polls,
delayed the publication of the result until August and took
measures to manipulate votes obtained by opposition parties.
This provoked peaceful protests that was subdued by and, in
turn led, to a massive crackdown by government security forces.
Nearly a hundred innocent citizens were killed in Addis Abeba
and other major cities during the peaceful demonstrations in
early June and November. Government security forces conducted
house-to-house searches and arrested thousands of people sympathising
with the opposition. Opposition political party leaders, journalist
working for the independent press, human rights activists,
and leaders of civil society organisations and ordinary citizens
are harassed, detained, humiliated, beaten, and killed. Stories
of atrocities committed against ordinary citizens were being
told across Ethiopia.
International observers, including the EU observers’ mission,
have reported that these elections did neither live up to the
democratic aspirations of the people of Ethiopia nor meet international
standards.
We therefore call upon the United Nations Secretary General,
the president of the African Union, the European Union and
leaders of Member States, and the President of the United States
to fulfil their obligation by calling for the respect of fundamental
human rights including freedom of opinion, freedom of expression,
the right to hold meetings and peaceful demonstration, and
the right of association. These are all enshrined in the UN
Charter, the Universal Declaration of Human Rights and other
international human rights instruments and there is no reason
why the people of Ethiopia should be denied the exercise of
such basic rights.
We fear that if the current violations of human rights are
not redressed as a matter of utmost urgency and if the democratisation
process is brought to a halt, the country may plunge into yet
another civil war with disastrous consequences for its people
and the entire region.
We believe that Ethiopians need to move forward with a spirit
of reconciliation, and that is why the Ethiopian authorities
should abide by their international obligation to respect human
rights, release all political detainees and those responsible
for gross human rights violations must be held accountable.
To this end, we think it is important to set up an international
fact finding mission that would investigate into the serious
human rights violations.
We believe that in order to achieve the UN Millennium Development
Goals and make poverty history, Human Rights violations should
be made History First.
Launched on the Occasion of the International Human Rights
Day, 10 December 2005.
To sign this petition
To View the Signatures
Pétition
Ethiopie
Pour Abolir La Pauvreté
Il Faut D'Abord Abolir Les Violations Des Droits Humains
« Toute personne a le droit de prendre part à la
direction des affaires publiques de son pays, soit directement,
soit par l'intermédiaire de représentants librement
choisis. » (Article 21 de la Déclaration universelle
des Droits de l’Homme)
C’est dans le but d’exercer démocratiquement
ce droit fondamental que 90 % des électeurs inscrits
se sont rendus aux urnes lors des élections de mai 2005
en Ethiopie. Ce faisant, le peuple éthiopien a exprimé sa
foi en la démocratie.
Comme en ont témoigné les observateurs internationaux,
y compris la Mission d’observation électorale
de l’Union européenne et le Centre Carter, le
processus électoral s’est bien déroulé jusqu’au
jour du vote. Le problème a commencé lorsque
le gouvernement s'est rendu compte de sa défaite lors
du dépouillement du scrutin. Le gouvernement a reporté l’annonce
des résultats définitifs jusqu’au mois
d’août ce qui a ouvert la porte à la manipulation
des résultats. Cette situation a donné lieu à des
troubles qui ont suivi les scrutins. Les manifestations pacifiques
ont été sévèrement réprimées
par les forces de l’ordre et une centaine de citoyens
innocents ont été tués à Addis
Abeba et dans d’autres grandes villes pendant les mois
de juin et de novembre. Les forces de sécurité ont
effectué des perquisitions et arrêté des
milliers de sympathisants de l’opposition. Des dirigeants
de l’opposition, des journalistes de la presse indépendante,
des militants des droits humains, et des responsables d’organisations
de la société civile ainsi que des citoyens ordinaires
ont été harcelés, détenus, humiliés,
passés à tabac et assassinés. On rapporte
dans toute l’Ethiopie des actes d’atrocités
commises contre des citoyens ordinaires.
Selon les observateurs internationaux, notamment la Mission
d’observation de l’Union européenne, ces élections
n’ont répondu ni aux aspirations démocratiques
du peuple éthiopien, ni aux normes internationales.
Pour cette raison, nous lançon un appel au Secrétaire
Général des Nations Unies, au président
de l’Union Africaine, aux dirigeants des états
membres de l’Union européenne ainsi qu'au Président
des Etats-Unis, d'assumer leur responsabilité en demandant
le respect des droits humains fondamentaux, y compris la liberté d’opinion,
la liberté d’expression, le droit de se rassembler
et de manifester pacifiquement, et le droit d’association.
Tous ces droits sont consacrés par la Charte des Nations
Unies, par la Déclaration universelle des Droits de
l’Homme et par d’autres instruments internationaux
de protection des droits de l’Homme. Rien ne justifie
que le peuple éthiopien se voie refuser l’exercice
de ces droits élémentaires.
Nous craignons que, si l’on ne met pas un terme aux
violations des droits humains le plus rapidement possible et
que si le processus de démocratisation est interrompu,
le pays pourrait de nouveau se précipiter dans une autre
guerre civile avec des conséquences désastreuses
pour la population et pour toute la région.
Nous croyons que la population éthiopienne a besoin
de progresser dans un esprit de réconciliation, et c’est
la raison pour laquelle les autorités éthiopiennes
devraient se conformer à leur obligation internationale
en respectant les droits humains, en relâchant tous les
détenus politiques et en traduisant devant la justice
les auteurs de violations graves des droits humain. A cet égard,
nous pensons qu’il est important de mettre en place une
mission internationale d’enquête chargée
de faire toute la lumière sur les atrocités commises
depuis les élections de mai 2005.
Nous croyons que pour atteindre l’objectif du Millénaire
pour le développement des Nations Unies et pour mettre
un terme à la pauvreté, il faut d’abord
mettre un terme aux violations des droits de l’homme.
Lancée à l’occasion de la Journée
internationale des droits de l’homme, le 10 décembre
2005
Pour signer cette pétition
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